Projet BONZ'AIL
BONZ'AIL - Explorer le potentiel de l’ail pour dévitaliser les ligneux envahissants
La gestion des ligneux invasifs est une problématique majeure qui doit prendre en compte la nécessité d’une approche écologique sans recours aux produits phytopharmaceutiques de synthèse. Présents dans tous types de milieux, leurs impacts sont multiples : tout d’abord par l’atteinte à la biodiversité et aux écosystèmes -notamment en espaces naturels- puis par la dégradation des infrastructures urbaines (bâti et voies de transport), enfin par l’altération de la sécurité et de la praticabilité des sites concernés. Dans un contexte où ni la dévitalisation chimique ni les interventions mécaniques ne peuvent s’envisager comme des solutions d’avenir, les alternatives légalement autorisées manquent. Face à cette situation, la dévitalisation à l’ail, pratique séculaire et de plus en plus testée, pourrait offrir une opportunité intéressante, en permettant une utilisation dans de nombreux contextes et sur diverses essences. Pour ce faire, il est au préalable nécessaire de mieux comprendre les conditions d’utilisation pour optimiser l’efficacité de la technique et de faire approuver l’ail en tant que substance de base pour permettre son utilisation en toute légalité par les gestionnaires d’espaces naturels, urbains, forestiers, agricoles, d’infrastructures linéaires.
Mots clés: Ligneux envahissants, ail, dévitalisation, substance de base, multi-contexte
Durée
01/2024-12/2026 Appel à Manifestation d’Intérêt de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) pour des projets de Recherche-Action sur les Espèces Exotiques Envahissantes
Objectifs
- Offrir aux gestionnaires ayant à gérer des populations de ligneux envahissants une alternative accessible, à faible coût, à large spectre d’action, utilisable dans de nombreux contextes, écologique et à impact limité voire nul sur les espèces non-cibles et le milieux.
- Définir un ou des protocoles d’utilisation permettant de maximiser l’efficacité tout en contenant le temps de travail et les coûts.
- Comparer l’efficacité avec des techniques actuellement mises en œuvre et autorisées (essouchage, rognage, écorçage, micro-organisme spécifique aux ailantes).
- Définir de premiers exemples de contextes (espèce - habitat - condition pédoclimatique - zone biogéographique) où la technique serait ou non efficace. Une pratique de terrain permettra ensuite dans les années à venir de continuer à préciser les contextes d’utilisation adaptés.
- Comprendre comment l’ail induit un effet dévitalisant, les processus biochimiques à l’origine de l’effet, la dynamique de l’effet dans le temps, les éventuels effets non intentionnels.
- Sécuriser l’utilisation de cette technique en lui offrant un cadre d’utilisation légal dans un délai court via l’approbation en tant que substance de base.

Tâche du SONAS
Dans un premier temps, mise en place d’un protocole complet (allant du prélèvement terrain au traitement des données UPLC-QTOF-MS) ayant pour objectif l’observation au niveau moléculaire de l’effet de la germination de l’ail. Dans un second temps, en s’appuyant sur les analyses métabolomiques, identifier des métabolites pouvant être impliquées dans les effets observés et proposer des éléments de compréhension du mode d'action.
Espèces invasives étudiées : Prunus laurocerasus (laurier-cerise), Robinia pseudoacacia (robinier faux-acacia), Prunus serotina
Partenaires








Dispositif sur Prunus laurocerasus , Parc de Pignerolles (49124)
Financement


